Coopération maritime régionale: Le Grand African NEMO 2025 officiellement lancé à Cotonou
Coopération maritime régionale
Le Grand African NEMO 2025 officiellement lancé à Cotonou
Ce jeudi 6 novembre 2025, le Bénin Royal Hôtel de Cotonou a accueilli la cérémonie inaugurale de la huitième édition de l’exercice maritime international Grand African NEMO 2025, un rendez-vous annuel devenu incontournable pour les nations africaines riveraines du golfe de Guinée.
Placée sous la co-organisation du Commandement de la zone Atlantique (CECLANT) et de la Préfecture maritime du Bénin, cette rencontre a réuni les principaux acteurs civils et militaires œuvrant à la sécurité et à la valorisation des ressources maritimes du continent.
Une coopération africaine renforcée autour des enjeux de sécurité maritime
Prévu du 10 au 17 novembre 2025, l’exercice
Grand African NEMO (GANo 25) rassemblera plusieurs marines africaines
autour d’un objectif commun : renforcer leurs capacités dans la
lutte contre la pêche illégale, la piraterie,
la pollution marine, les trafics illicites
et les opérations de secours en mer.
Le
lancement officiel, tenu à Cotonou, a permis de rappeler le chemin
parcouru depuis la première édition en 2018 et de souligner la
pertinence d’une telle initiative dans un contexte régional marqué
par la persistance de menaces maritimes.
Le Général de brigade Bachabi Abdul-Baki Sanni,
représentant le ministre béninois de la Défense, a insisté sur
l’importance du partage d’expériences entre les nations du golfe
de Guinée.
Selon lui, « la piraterie, les agressions en mer et
les trafics illicites demeurent des fléaux qui fragilisent nos
économies et la sécurité de nos populations. Seule une coopération
étroite et solidaire entre États peut garantir une réponse durable
et concertée ».
Un exercice devenu symbole de solidarité et de progrès collectif
Évoquant le Code de conduite de Yaoundé, le
Général Sanni a rappelé qu’il s’agit d’un texte fondateur
marquant la volonté commune des États africains de mieux encadrer
la gouvernance maritime.
Il a ajouté : « Grand African NEMO
n’est pas qu’un exercice technique ; c’est un véritable
vecteur d’unité et d’espérance pour un espace maritime africain
plus sûr et plus prospère ».
Avant de déclarer ouverte cette
8ᵉ édition, il a encouragé les participants à renforcer leurs
liens humains et professionnels, gages d’une coopération durable
face aux défis futurs.
Le Bénin, moteur régional de la coordination en mer
Pour sa part, le Contre-amiral Fernand Maxime Ahoyo,
Préfet maritime du Bénin, a souligné que cet exercice permet de
tester en conditions réelles la capacité des forces nationales à
réagir face aux crises en mer : pollution, pêche illégale ou
contrebande.
Il a salué l’appui de plusieurs partenaires
internationaux et mis en avant les progrès réalisés dans la
coopération entre les marines du Bénin, du Nigeria et du
Togo.
« La sécurité maritime est un enjeu partagé.
Ensemble, nous pouvons réduire les menaces qui pèsent sur notre
économie bleue et la stabilité sociale de nos pays », a-t-il
affirmé, remerciant les partenaires pour leur soutien matériel et
logistique.
Un appui français à la coopération opérationnelle
En escale à Cotonou, le Capitaine de vaisseau Arnaud
Bolelli, commandant du porte-hélicoptères amphibie
Tonnerre, a réaffirmé l’engagement de la France auprès
du Bénin dans le renforcement de la sécurité maritime.
La
participation du Tonnerre à cette édition du Grand African
NEMO vise à consolider les échanges opérationnels, notamment dans
la surveillance aérienne, la lutte contre
la pollution marine et le narcotrafic.
«
Nous travaillerons main dans la main avec la marine béninoise, en
partageant nos observations et nos données radar, afin d’améliorer
nos méthodes d’intervention conjointe », a-t-il expliqué.
Un horizon commun pour un golfe de Guinée plus sûr
À travers cette initiative, le Bénin et ses partenaires
confirment leur volonté d’unir leurs efforts pour faire du golfe
de Guinée un espace maritime sécurisé, durable et porteur de
prospérité partagée.
Le Grand African NEMO 2025
s’impose ainsi comme un laboratoire de coopération, où la
solidarité régionale devient la clef d’une sécurité maritime
durable.
R.H

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