Législatives de 2026 : le Parti Les Démocrates dénonce des irrégularités et interpelle l’opinion nationale

 

Législatives de 2026 : le Parti Les Démocrates dénonce des irrégularités et interpelle l’opinion nationale
















La Direction nationale de campagne du Parti Les Démocrates a animé, le 13 janvier 2026 à Cotonou, une conférence de presse consacrée au déroulement des élections législatives du 11 janvier 2026. À cette occasion, le parti a dénoncé ce qu’il qualifie de « graves dysfonctionnements » et d’« irrégularités majeures » imputées à l’organisation du scrutin.

Selon les responsables du parti, le contexte électoral aurait été marqué par des contraintes juridiques liées au Code électoral ainsi que par les modifications constitutionnelles intervenues en novembre 2025. Malgré ces obstacles, le Parti Les Démocrates affirme avoir pris part aux législatives, tout en estimant avoir été empêché de concourir aux élections communales et à la présidentielle prévues en 2026.

Accusations d’entraves et de dysfonctionnements

Lors de cette conférence de presse tenue le 13 janvier, la Direction nationale de campagne a accusé les autorités électorales d’avoir organisé le scrutin dans des conditions jugées « chaotiques ». Le parti évoque notamment des ouvertures tardives de bureaux de vote, parfois avec plusieurs heures de retard, dans des localités comme Cotonou, Abomey-Calavi et Porto-Novo.

Il a également été fait état, selon le parti, d’absences ou de non-conformité du matériel électoral dans plusieurs postes de vote, incluant des urnes non scellées, le défaut d’encre indélébile et l’indisponibilité de documents électoraux essentiels tels que les procès-verbaux de dépouillement et les feuilles de compilation.

Allégations de fraudes et d’intimidations

Le Parti Les Démocrates affirme par ailleurs que certains de ses délégués auraient été empêchés d’assister aux opérations électorales ou de compilation des résultats, notamment dans plusieurs arrondissements de Cotonou, Porto-Novo, Banikoara et Sinendé. Des accusations de substitution de procès-verbaux, de bourrage d’urnes après dépouillement et d’influences exercées par des candidats de la mouvance présidentielle ont également été formulées.

Le parti évoque aussi des cas présumés d’intimidation de ses représentants et le refus de remise de procès-verbaux de dépouillement, des pratiques qu’il estime contraires aux articles 63 et 92 du Code électoral.

Appels à la CENA et à la Cour constitutionnelle

À l’issue de la conférence de presse du 13 janvier 2026, le Parti Les Démocrates a appelé la Commission électorale nationale autonome (CENA) à lui transmettre l’ensemble des procès-verbaux de dépouillement et de compilation, conformément aux dispositions légales en vigueur.

Tout en indiquant disposer de résultats partiels internes, le parti soutient avoir atteint le seuil requis de 20 % dans plusieurs circonscriptions électorales. Il a mis en garde la CENA et la Cour constitutionnelle contre toute interprétation du Code électoral qui conduirait, selon lui, à une représentation parlementaire sans opposition.

Une position portée sur la place publique

Par cette sortie médiatique, le Parti Les Démocrates dit vouloir alerter l’opinion nationale, la société civile et les partenaires internationaux sur ce qu’il considère comme des manœuvres d’exclusion politique. Les institutions mises en cause n’avaient pas, à la date de la conférence de presse, officiellement réagi à ces accusations

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