Conférence internationale biennale sur le dialogue panafricain : Dr Valentin Agon plaide pour une Afrique industrielle et souveraine
Conférence internationale biennale sur le dialogue panafricain :
Dr Valentin Agon plaide pour une Afrique industrielle et souveraine
L’Université d’Abomey-Calavi a accueilli du 04 au 05 juin 2026 la Conférence internationale biennale sur le dialogue panafricain autour du thème : « Le panafricanisme d’action : éducation, politique et projets ». Organisée par le Conseil mondial du panafricanisme (CoMoPa), cette rencontre a réuni plusieurs acteurs politiques, universitaires et panafricanistes venus réfléchir sur les défis du continent africain.
Parmi les communications marquantes de la première journée figure celle du
Dr Valentin Agon, intitulée : « L’impératif du développement industriel de
l’Afrique : le nouveau chemin du panafricanisme ». À travers cette
intervention, le panafricaniste et homme politique béninois a défendu l’idée
selon laquelle l’industrialisation constitue désormais la condition essentielle
de la souveraineté africaine.
« C’est lorsque l’Afrique se hissera au niveau des pays les plus
industrialisés qu’elle sera véritablement souveraine », a-t-il affirmé,
estimant que l’unité africaine rêvée par des figures historiques comme Patrice
Lumumba, Kwame Nkrumah, Thomas Sankara ou Nelson Mandela ne pourra devenir
réalité sans une véritable puissance économique et industrielle du continent.
Présent sur le campus d’Abomey-Calavi dans le cadre de cette conférence
biennale, Dr Valentin Agon a rappelé que cette rencontre vise à approfondir les
réflexions sur le développement de l’Afrique, la souveraineté des États
africains ainsi que la place du continent dans le monde. Selon lui, le
panafricanisme doit désormais dépasser les discours idéologiques pour se
traduire en actions concrètes capables de transformer les économies africaines.
Au cours de son intervention, il a également dénoncé les actes de xénophobie
observés en Afrique du Sud à l’encontre d’autres ressortissants africains. Il a
appelé les populations et les institutions africaines à réagir afin de
préserver l’idéal d’unité africaine. « J’ai demandé que des lettres soient
déposées dans les ambassades d’Afrique du Sud à travers les pays africains afin
de dénoncer cette situation », a-t-il déclaré.
En marge des communications scientifiques, des expositions de produits issus
des plantes africaines ont été organisées. Une initiative saluée par le
président de l’Association nationale des inventeurs du Bénin, qui y voit une
illustration du potentiel africain en matière d’innovation et de transformation
locale.
Dr Valentin Agon a notamment mis en avant l’expérience de l’industrie
API-Bénin, spécialisée dans la transformation des plantes en phytomédicaments
homologués au Bénin et dans plusieurs pays africains tels que le Niger, le
Burkina Faso, le Tchad et la Centrafrique. Selon lui, les plantes africaines
représentent de véritables « laboratoires naturels » capables de fournir des
solutions thérapeutiques adaptées aux réalités du continent.
Pour l’inventeur béninois, l’avenir de l’Afrique passe par une culture de
l’innovation et de la persévérance. Il invite les jeunes Africains à identifier
les besoins des populations afin d’y apporter des réponses concrètes par la
création d’entreprises et d’industries locales.
« Les obstacles sont des escaliers qu’il faut franchir pour aller plus haut
», a-t-il soutenu, exhortant les Africains à ne jamais abandonner leurs projets
malgré les difficultés.
En conclusion, Dr Valentin Agon a lancé un appel à l’audace, à la créativité
et à l’innovation. « Il faut oser créer. Il faut oser innover. Chacun doit
prendre son destin en main au lieu de le subir », a-t-il martelé.
Rodolphe HOUEGBELO

Commentaires
Enregistrer un commentaire