Journée africaine de lutte contre la corruption : Le HCPC résolu à bâtir une culture d’intégrité au Bénin

Journée africaine de lutte contre la corruption :

Le HCPC résolu à bâtir une culture d’intégrité au Bénin


À l'occasion de la Journée africaine de lutte contre la corruption célébrée le samedi 11 juillet 2026, le Haut-Commissariat à la prévention de la corruption (HCPC) a réaffirmé son engagement en faveur d'une prévention durable du phénomène au Bénin. Invité sur le plateau de E-Télé, Étienne Badou, chef du service des études, de la formation et du suivi-évaluation, a présenté les principaux axes d'intervention de l'institution pour promouvoir une culture de l'intégrité.

Pour le Haut-Commissariat à la prévention de la corruption (HCPC), la lutte contre la corruption passe avant tout par la promotion de l'intégrité. C'est le message porté par Étienne Badou lors d'un entretien accordé à E-Télé à l'occasion de la Journée africaine de lutte contre la corruption, célébrée le 11 juillet sous le thème Intensifier la promotion de l'intégrité et des actions anticorruption à travers l'Afrique». Selon lui, cette journée commémore l'adoption, le 11 juillet 2003, de la Convention africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption, un instrument juridique majeur destiné à renforcer les mécanismes de prévention sur le continent.

Faire de l'intégrité un réflexe

Pour le représentant  du HCPC, la corruption est avant tout « un déficit d'intégrité ». C'est pourquoi l'institution entend agir prioritairement sur les comportements en développant des actions de sensibilisation, de formation et d'éducation. Étienne Badou a rappelé que le HCPC, opérationnel depuis 2024, mène déjà des campagnes auprès des jeunes afin de les sensibiliser très tôt aux conséquences de la corruption. L'objectif est d'inculquer, dès le plus jeune âge, les valeurs d'honnêteté, de mérite et de responsabilité. Le représentant du HCPC estime que les enfants constituent la relève et qu'une éducation fondée sur l'intégrité permettra, à terme, de former des citoyens et des dirigeants davantage attachés aux valeurs éthiques.

Renforcer les dispositifs de prévention

Au-delà de la sensibilisation, le HCPC prévoit d'intensifier la mise en place de dispositifs de prévention au sein des administrations publiques et des entreprises privées. Il s'agira notamment de vérifier l'existence et l'efficacité des manuels de procédures, des codes d'éthique ainsi que des mécanismes de gouvernance et de prise de décision, afin de limiter les risques de corruption. Pour Étienne Badou, ces garde-fous sont indispensables pour réduire les possibilités de dérives et renforcer la transparence dans la gestion des ressources publiques et privées.

Miser sur l'éducation et les technologies

Le HCPC encourage également le développement de programmes d'éducation à l'éthique et à la citoyenneté responsable dans les établissements scolaires, ainsi que la formation des enseignants appelés à transmettre ces valeurs. L'institution soutient par ailleurs la poursuite de la dématérialisation des procédures administratives afin de réduire les opportunités de corruption. Elle plaide également pour la mise en place de mécanismes sécurisés de signalement des faits de corruption et envisage l'adoption, à terme, d'une loi spécifique destinée à protéger les lanceurs d'alerte. Le représentant  du HCPC a enfin insisté sur le rôle des médias, de la société civile et des communautés dans la diffusion des valeurs d'intégrité.

Des progrès à consolider

Interrogé sur les résultats obtenus, Étienne Badou estime que le Bénin évolue dans la bonne direction. Il rappelle toutefois qu'aucun pays ne peut prétendre éradiquer totalement la corruption. « L'objectif est de réduire significativement les actes de corruption d'année en année », a-t-il indiqué, tout en soulignant que les sanctions doivent continuer à s'appliquer aux auteurs d'actes répréhensibles. Selon lui, le Bénin occupe actuellement la septième place en Afrique et la deuxième dans la sous-région en matière de lutte contre la corruption, des performances qui traduisent les efforts déjà consentis.

Un appel à la jeunesse

En conclusion de l'entretien, Étienne Badou a lancé un appel à la jeunesse béninoise à privilégier le travail et le mérite plutôt que les gains illicites. Il a invité les jeunes à rejeter les pratiques frauduleuses, à « manger à la sueur de leur front » et à faire de l'intégrité une valeur fondamentale, estimant que cette génération constitue l'un des principaux leviers d'un développement durable au Bénin.

Rodolphe HOUEGBELO

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

UAC : Gbénou Félicien A. GBEGNON décroche son doctorat avec les félicitations du jury

Distinction Nationale et Africaine : William HOUNDJO, DDS de l’Ouémé, sacré Meilleur Acteur de Développement 2025

Communiqué du Mouvement Wadagni 2026: Soutien à la candidature de Romuald Wadagni