Forum social mondial 2026 au Bénin : les acteurs sociaux à la recherche de réponses aux crises
Forum social mondial 2026 au Bénin : les acteurs sociaux à la recherche de réponses aux crises
La 17e édition du Forum social mondial (FSM) s’est finalement ouverte jeudi 6 août 2026 à Cotonou, après plusieurs reports et des difficultés ayant affecté son organisation. Prévue initialement du 4 au 8 août, la rencontre se déroule dans un format réaménagé jusqu’au samedi 8 août, avec la participation de délégations venues de plusieurs régions du monde.
Axée sur des enjeux liés à la gestion des ressources naturelles, à la cohésion
sociale et à la paix, cette édition réunit des organisations de la société
civile, des mouvements sociaux, des chercheurs, des jeunes, des femmes et des
organisations internationales. Les échanges portent notamment sur les réponses
à apporter aux crises sociales, environnementales et économiques qui traversent
les sociétés contemporaines.
102 pays représentés
À l’ouverture des travaux, la présidente du Secrétariat technique d’organisation du FSM au Bénin, Estelle Akpa-N’Kakou, a souligné le chemin parcouru pour parvenir à la tenue de la rencontre. Elle s’est réjouie de la mobilisation internationale autour de cette édition, avec 102 pays effectivement représentés, contre 108 délégations annoncées au départ.
Pour la
responsable, le Forum doit rester un cadre de dialogue, de partage
d’expériences et de mise en réseau des acteurs engagés dans la recherche
d’alternatives aux crises actuelles. Elle a également insisté sur l’importance
de renforcer les solidarités entre les peuples.
La cérémonie
d’ouverture s’est tenue à l’amphithéâtre Idriss Déby Itno. Le roi d’Adjohoun,
Sa Majesté Oba Tossoholou Zoundje Wandji, Chef suprême des civilisations Tosso
Ayato Ganmenou, a officiellement déclaré ouverts les travaux de cette 17e
édition. Il a appelé à faire de la rencontre de Cotonou un nouveau point de
départ pour la recherche de voies favorisant une vie plus apaisée.
Le retour des délégations sur le campus
d’Abomey-Calavi
La tenue du
FSM au Bénin intervient dans un contexte marqué par des tensions
organisationnelles. Les difficultés rencontrées au cours des derniers mois
avaient fait planer des incertitudes sur la tenue de l’événement. Dada Zéhé
d’Agoni, membre du Comité national d’organisation, a évoqué des « divergences
organisationnelles » tout en appelant, à l’instar de la coordination technique,
à tourner la page des désaccords.
Parmi les épisodes
marquants figure le retour au Bénin de la Convergence globale des luttes pour
la terre et l’eau d’Afrique de l’Ouest (CGLTE-AO). Forte de plus de 400
participants et conduite notamment par son porte-parole Massa Koné, la
délégation avait été refoulée aux frontières béninoises lundi dernier avant
d’être finalement autorisée à rejoindre le Forum.
Son arrivée
jeudi 6 août, aux environs de 16 heures, sur le campus de l’Université
d’Abomey-Calavi, a été accueillie par les autres délégations présentes. Ce
retour a marqué, de fait, le démarrage effectif des activités du Forum après
l’autorisation de sa tenue sur le territoire béninois.
L’Afrique
centrale est également représentée, notamment par la CGLTE-Afrique centrale,
avec une délégation camerounaise d’une soixantaine de participants issus de la
société civile et d’autres secteurs concernés par les thématiques abordées.
Après plus
d’une décennie d’absence du continent africain, le Forum social mondial revient
ainsi dans la région avec, au cœur des discussions, les luttes contre
l’accaparement des terres, les effets des changements climatiques et les
conséquences de l’extractivisme.
Rodolphe HOUEGBELO


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